MILLENIUM (Tome 1)

Millenium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Stieg Larsson« L’évènement de l’année », y’avait écrit à côté de la pancarte annonçant la sortie du 3ème tome.  Intérieurement, je me suis dit une fois de plus que les artistes avaient hélas plus de succès après leur mort que dans leur vivant… bref, évènement de l’année ou pas, en tant que fan de polar déclarée, je ne pouvais pas passer à côté !
Je vais donc piquer dans la bibliothèque de mon père (de qui j’ai hérité ma « passion ») le 1er tome, « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes », et me voilà partie dans la lecture du pavé… et endormie 5 minutes plus tard ! Les 300 premières pages ont eu sur moi l’inverse de l’effet escompté… pour moi, elles contiennent ce que je trouve de pire dans un roman : la répétition des infos plus que nécessaire et les descriptions excessives ! L’auteur se plaisant à décrire minutieusement chaque recoin de chaque endroit visité, chaque détail de chaque personnage rencontré (ou évoqué), j’ai été obligée de redoubler d’attention pour ne pas rater une info capitale, un détail suspect… mais non… pas la moindre info, pas le moindre indice dans toute cette minutie ! C’est simplement la manière d’écrire de Stieg Larsson.
Bref, les 300 et quelques premières pages passées, j’ai enfin commencé à rentrer dans le bouquin… et c’est là que ça devient intéressant ! Alors qu’on ne s’y attend pas, le rythme s’accélère; les descriptions passées, le décor planté, les personnages bien en mémoire, on rentre dans une vraie bonne intrigue. Et là, on reste scotché jusqu’à la fin… à force de nuits blanches (ou presque) je suis arrivée au bout du pavé et je me suis dit « bon, ben… j’ai plus qu’à aller acheter le 2ème » ! Car, même si j’aurais préféré avoir un livre plus court et moins chiant, Stieg Larsson a su me mettre de son côté.
Une fois fini, je me rends compte que j’ai apprécié. Alors, évènement de l’année, peut-être pas, mais vrai bon polar, sûrement. (en allant acheter le 2ème tome, j’ai quand même craqué pour le dernier Fred Vargas, qui reste l’une de mes préférées…)

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